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Vortex - Opus 1 - Conclusion

De petites histoires pour vous donner la saveur du Monde de Jeu.

Vortex - Opus 1 - Conclusion

Postby Geist » Thu Aug 01, 2013 8:55 am

Plaine de Karnasse, le lendemain de la mort de l’Inquisiteur, au lever du soleil.

La brume flottait sur la plaine de Karnasse, formant une couche de quelques centimètres de haut au dessus du sol. Les pattes du cheval de Kain Defian, Templier-Maître de Guerre du Culte de Xeadan, y laissaient des traînées au fur et à mesure de son avance.

Le soleil commencait doucement à poindre à l’horizon, illuminant de sa lumière dorée le panorama devant lui, révélant la porte Ouest de la cité, la principale, droit devant lui.

Les messagers des trois forces qu’il avait envoyé en avant étaient revenus avec de mauvaises nouvelles. Les trois forces avaient été décimées, sans même pouvoir atteindre les portes secondaires.

La force envoyée au Nord avait rencontré un véritable mur de puissance magique, avant de voir ses propres morts se relever contre elle.

La force Est, elle, avait été chargée par une armée vétue de rouge, qui avait coupé dans ses rangs comme un couteau chauffé a blanc dans du beurre. L’armée rouge n’avait fait aucun quartier.

Au Sud, enfin, les soldats avaient presque réussi à atteindre leur but, quand certains d’entre eux tombèrent, morts, sans aucune raison apparent ou logique tandis que les autres devenaient fous de terreur et se retournaient contre leurs alliés...

Au final, hormis les messagers, aucun soldat ne devait en revenir.

Il ne lui restait donc plus que sa force d’assaut principale, devant la grande porte de la ville, deux milliers d’hommes prêts à en découdre, ou presque...

Ils n’avaient plus de nouvelles de l’Inquisiteur qui les avait menés jusque là, et ce depuis que celui-ci avait décidé de règler personnellement le problème de Rédemption, la communauté d’entrée qu’il avait investigué les derniers jours.

Kain craignait pour la vie de l’Inquisteur, non pas parce qu’il appréciait particulièrement l’homme, mais parce que, sans lui, ils étaient définitivement bloqués dans cette maudite province.

Alors qu’ils s’approchaient des grandes portes dorées de la la ville, celles-ci commencèrent à s’entrouvrir, et deux silhouettes en sortirent, nimbées d’une lumière assez forte pour repousser celle du Soleil qui leur faisait face.

Le coeur de Kain marqua un temps d’arrêt quand il les reconnut.

Le premier d’entre eux, plus petit et habillé de Blanc et Or, Kain connaissait son visage par coeur, il l’avait étudié jour après jour tout au long de sa carrière de Prêtre. Sans doute aucun, il s’agissait de Xeadan. Ici, dans cet endroit particulier, il s’agissait certainement de Xeadan le Rédempteur, l’Avatar de Karnasse.

L’autre personne, Kain la connaissait aussi, sans l’avoir pourtant jamais vue. Elle flottait à quelques centimètres du sol, une longue chevelure de flammes tombant sur ses larges épaules protégées par une armure semblant faite d’argent. Elle tenait en main une épée ardente assez grande pour deux hommes et un bouclier resplendissant, renvoyant vers eux le soleil du matin. C’était un Aggelos, ceux que les simples gens appelaient “Anges”. En déchiffrant les runes sur son tabard et son bouclier, Kain l’indentifia comme Astariel, un Archonte de la Rétribution.

Kain arrêta son cheval, et donna l’ordre à ses troupes d’en faire de même. Disciplinées, elles s’arrétèrent presque immédiatement.

Alors même que Xeadan remontait la route dans leur direction, Sa Voix se fit entendre, comme portée par le vent, s’adressant à chacun d’entre eux, personnellement.

Posez les Armes, mes Enfants, vous avez été trompés. Ne vous opposez pas à ma volonté, car celà n’est pas ce que vous désirez au fond de vous-mêmes. Déposez les armes, rendez vous, et vous serez pardonnés. Affrontez moi, et je devrai, hélàs, vous punir.

En entendant La Voix, surpris, un des archers sursauta et lâcha une flèche qui fonca, en sifflant, dans la direction du Dieu Incarné.

Kain donna immédiatement l’ordre de stopper le tir. Une fois de plus, la discipline de ses hommes triompha, et ce fut l’unique flèche qui fut décochée.

La flèche n’atteint jamais l’Avatar. En une fraction de seconde, le bouclier de l’Aggelos s’interposa et arrêta le trait, net. Immédiatement, comme en réponse, une langue de feu remonta la trajectoire, foncant droit sur l’Archer maladroit. Heureusement pour ce dernier, Xeadan, d’un simple geste de la main, la dissipa avant qu’elle n’ait pu le réduire en cendres.

Je vous en prie, mes Enfants, pour la dernière fois, déposez vos armes.

Ebranlé au plus profond de lui-même, Kain décida de donner l’ordre de la rédition. Une dernière fois, il posa les yeux sur ses troupes, si loyales avant de s’y résoudre, trouvant la force pour cet acte dans l’espoir de leur survie. C’est alors que ses yeux se posèrent sur l’Archer maladroit, celui qui avait laissé échapper la première flêche.

Celui-ci le regardait, un sourire sur les lèvres. Cela dura une fraction de seconde, puis il s’effondra. C’est alors Kain perdit le contrôle.

Prisonnier de son propre corps, il vit et entendit celui-ci déclencher l’attaque, ordonner la charge. il ressentit le galop de son cheval alors qu’il se ruait sur l’Avatar, l’épée au clair.

Il vit ses archers se faire réduire en cendres par les langues de feu vengeresses de l’Aggelos, un par un, inexorablement, sans pitié. Enfin, quand il atteint lui-même Xeadan, ce dernier portant sur son visage les signes d’une profonde tristesse, il lui porta un premier coup brutal, renforcé par la vitesse de sa charge.

Comme il s’y attendait, celà n’eut aucun effet, le coup s’arrêtant de lui-même à quelques millimètres de sa cible.

La dernière chose qu’il ressentit fut une brûlure intense, inimaginablement douloureuse, puis, miséricordieusement, plus rien...

Au final, seuls quelques soldats survécurent, ceux qui, après la mort de leur chef, eurent suffisement d’intelligence pour lâcher leurs armes. Des cinq mille soldats que l’Inquisiteur avait amené avec lui, seule une centaine restait, bloquée pour toujours en Karnasse. Car la Loi est claire, et la même pour tous: Quand on entre en Karnasse, on y reste...
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